AWAÏNOU, UN QUARTIER EN HAUT MAIS SANS EAU, ET SES VOISINS À LA RECHERCHE D’EAU POTABLE
RÉGION DU GBÈKÈ
BOTRO COMMUNE
Perché sur un plateau qui lui offrait autre fois une vue panoramique sur la ville, le quartier d’AWAÏNOU — ancien village devenu partie intégrante de la commune de Botro — fait aujourd’hui face à une pénurie critique d’eau potable. Ironie du sort : ce même relief qui faisait sa fierté est désormais son talon d’Achille.
L’extension rapide de la commune, portée par une croissance démographique soutenue ces dix dernières années, a fragilisé le réseau de distribution de la SODECI, incapable d’alimenter convenablement les zones en altitude. Sensible à cette urgence, la direction régionale de l’ONEP a initié des ravitaillements ponctuels — un geste salué par les populations — mais qui reste, à ce jour, insuffisant.

AWAÏNOU, un bref aperçu des habitants venus à la recherche d'eau.
« Quand ce camion citerne d'eau passe, il faut attendre deux semaines encore avant qu'elle ne revienne. Souvent, les gens se bousculent et se chamaillent pour se mettre dans le rang afin d'être les premiers à être servis. C'est vraiment difficile à vivre cette situation. » confie une femme dans le rang.
Les quartiers de BOMBOSSOU et BAMELA eux aussi situés en périphérie, subissent la même réalité : des robinets à sec, des familles en quête quotidienne d’un bien aussi vital que rare.

AWAÏNOU, un bref aperçu des habitants venus à la recherche d'eau.
Face à cette crise silencieuse, les populations appellent à une solution structurelle, équitable et durable. Car l’eau ne devrait jamais être un luxe; l'eau ne doit jamais manquer à l'appel, surtout dans une ville en pleine expansion.
KANTORYS LÉVY, correspondant local.
